Archives de catégorie : Insecte – maladie – écophyto

Insectes auxiliaires ou ravageurs, maladies cryptogamiques ou autres, traitements des problèmes liés aux insectes ou maladies… c’est ici.

Chenille bombyx mange les feuilles des chènes

Les chènes d’Ardèche et notamment ceux des bords de routes de la fameuse « route touristique des gorges de l’Ardèche », se font dévorer leurs feuilles par une chenille : La chenille du Bombyx Disparate.

L’invasion se fait statistiquement chaque 10 ans et perdure 3 ans le temps que l’infestation soit maitrisée par un carabe, (un coléoptère au nom de calosome) dont l’insecte se nourri et dont sa larve peut dévorer de plus de 300 chenilles avant de se métamorphoser.

Tout est expliqué dans la vidéo :

La vidéo présente la larve du prédateur de la chenille défoliatrice des chènes Ardéchois…

Si l’infestation des chenilles est impressionnante, la venue massive des prédateurs et notamment de leurs larves est encore plus impressionnantes : La chenille est « mignonne » mais la larve du calosome (le prédateur de la chenille) est hideuse, et elles est nerveuse, rebelle, rapide, canibale… et elle pue terriblement si on l’écrase (l’odeur attire même les larves congénères qui sucent alors les liquides corporels avec avidité !!!)

Cigale, exuvie et trous dans le sol ?

Dès début juillet, on en trouve de partout : des exuvies de cigale ! Sur des troncs, sur des feuilles, généralement en hauteur et à l’abri.

Les cigales chantent à partir d’une température extérieure de 22° à 25°c.

L’exuvie est la peau laisser par l’insecte (appelé alors Imago : qui est le résultat de la dernière des 4 mues de la cigale l’amenant à l’insecte adulte parfait). Cette dernière mue s’appelle la mue Imaginale (donnant l’imago, la cigale).

La cigale met 2 ans à sortir de terre ! L’adulte ne vit alors que quelques semaines (2 à 3 semaine). Ce sont des piqueurs suceurs comme les pucerons, leurs cousines !

2 ans sous terre, 2 semaines à l’état adulte !

Seul les mâles « craquètent », en jouant des cymbales (vibration d’une membrane entre 300 à 900 déformations par seconde) produisant un bruit amplifié via une sorte de caisse de résonance…

Au jardin, on observe pleins de trous dans le sol  : ce sont les sorties des cigales !

Exuvie de cigale sur fleur oignon - jardin urbain du Pébrier - DZprod Jardin
Exuvie de cigale sur fleur oignon – jardin urbain du Pébrier – DZprod Jardin

La photo : prise de vue sur une fleur d’oignons au jardin urbain du Pébrier, 30650 Rochefort du Gard.

protection arbres fruitiers contre les fourmis – astuce Glu

Les bandes de glu à poser autour des troncs en dessous des charpentières marchent bien… si on pense à placer un piège à glu sur les piquets des arbres (les malignes fourmis passent souvent par ce raccourci !).

Le but de cet article est de souligner qu’une fois le travail et l’achat de bande de glu fait, les années suivantes il est encore moins plus facile de protéger les arbres fruitiers des fourmis (qui entretiennent les pucerons qui se nourrissent de la sève de vos arbres).

Il suffit de remettre en peu de glu avec une bombe de glu : SUPER PRATIQUE !

  1.  Année 1 : on place des bandes de glu,
  2. Année 2 : on vérifie les liens et on applique de la glu en bombe.

Il existe aussi de la glu à appliquer au pinceau mais c’est moins facile… surtout pour les double U le long des murs !!!

Application de la glu : dès la formation des feuilles !

OUI MAIS…

Comme il y a du bon et du mauvais dans tout : pensez que si les fourmis existent c’est qu’elles ont leur utilité au jardin. Entre participer à la pollinisation (comme les abeilles, oui, oui), remuer la terre (aérateur de la patchamama) et comme Jean Renaud dans NiKITa (le nettoyeur), elles détruisent pas mal de parasites !!!!

NB : Autre façon de lutter contre les fourmis : Utilisation de savon noir pour se débarrasser des pucerons… mais cela affecte et tue également les larves de coccinelles !!!

Articles connexes :

Broyeuse sur tracteur et premier essai GoPro 4K

Vidéo concernant une solution de broyage et nettoyage des abords du collège Claudie Hagnere à Rochefort du Gard.

C’est une société extérieure aux services communaux qui, je pense c’est occupé de cela.

La broyeuse se charge de réduire en copeaux les branches issus de l’élagage des cades et autres arbustes que l’équipe d’élagueur laisse au sol.

Les niches écologiques de petits animaux (rongeurs, hérissons, etc..) et de nombreux insectes sont certes réduits à néant, mais le risque incendie prévaut !

Cette vidéo est surtout un prétexte à un premier essai de ma GoPro offert par ma femme. Prise de vue : la GoPro est maintenue par une embase fixée à des bandeau élastique portés sur le buste. La stabilisation est plus que moyenne et le réglage de la prise de vue est trop en plongée sans pouvoir faire mieux…

La vidéo « row », brute en 4K produit un fichier super volumineux… Il me faudrait changer de PC avec plus de RAM (4 DDR) c’est déjà limite pour faire tourner Windows. Sur le Mac idem et de plus la carte graphique est encore moins bonne : la lecture de la vidéo ROW est saccadée. On ne peut donc pas la lire… La connexion de l’appareil sur l’USB semble se déconnecter intempestivement également… C’est vraiment chronophage et pas pratique… Il faut que j’investisse dans du bon matos…

Astuce pour optimiser un disque à phéromone

On peut optimiser l’achat de piège jaune (avec ou sans capsule ou disque aux phéromones) en les nettoyant et en les engluant de nouveau avec la bombe « Glu arboricole » de chez Algoflash Naturasol®.

En plus d’être utilisée pour ré-engluer les pièges à bande de glu, la glu en bombe a un usage dérivé en redonnant une deuxième vie les disques à phéromone.

En effet, le disque à tendance à être souillé très vite car l’effet attractif du jaune attire tous les insectes !!!

Avec un peu de patience on peut alors :

  • détacher les disques présents sur les cerisiers,
  • les déposer sur un film plastique étirables,
  • avec un cutter, on gratte alors la surface afin de se débarrasser des insectes piégés et des saletés (feuilles, pétales, cépales…),
  • on repositionne le piège dans l’arbre…
  • on applique un coup de bombe pour redonner du collant au piège.

Et voilà ! On accroit l’efficacité du piège, tout en réalisant des économies substantielles !!!

Lire et like :

Un nouveau test cette année 2018 après ceux fait l’année dernière (Voir les 2 Articles : Test des pièges à phéromones Algoflash Naturasol®Résultat du test du piège aux phéromones sur le carpocapse mouche de la cerise ; ).

Détection d’un chancre sur poirier

On avait déjà trouvé une nécrose sur la charpentière la plus à gauche, en juillet 2017, elle avait été coupée ! Cette fois-ci c’est sur la charpentière la plus à droite du poirier Williams double-U !

Chancre - Nécrose sur charpentière de poirier -dzprod Jardin 02-05-2018
Chancre – Nécrose sur charpentière de poirier -dzprod Jardin 02-05-2018

 

Voir l’article sur le suivi de cet arbre : poirier williams double-U (achat 79€, le 28/11/2011)

bois morts - poirier williams - dzprod jardin - 02-05-2018
bois morts – poirier williams – dzprod jardin – 02-05-2018

On pensait que les craquelures observés sur l’écorce étaient dues à la canicule de 2017, mais c’est bel et bien un des symptômes du chancre et ce, dans un état avancé, lorsque l’on observe l’impact global sur la charpentière.

bois morts sur charpentière poire williams - dzprod jardin - 02-05-2018
bois morts sur charpentière poire williams – dzprod jardin – 02-05-2018

Voir le PDF : les maladies à chancres, Agrinet Tunisie

Chancre observé en coupe transversale
Chancre observé en coupe transversale

NB : Réflexion sur les facteurs probables ayant induit le développement de cette nécrose par le chancre européen :

  • L’ablation de la charpentière de gauche en 2016 n’a pas été suivi de cicatrisant….(par méconnaissance des risques et de la maladie),
  • la cicatrisation des plaies de taille suite à la taille 2017 n’a été faite (avec un pinceau de Lac Balsam) que sur les plus grosses coupes…
  • une pluie orageuse était survenue le jour suivant de la taille (taille trigemme tardive du 14/01/2018)…
  • pas de traitement à base de bouillie bordelaise lors de l’éclatement des bourgeons fruitiers…
  • un fruit nécrosé avait été trouvé et enlevé tardivement fin 2017

Avant / Après :

On a appris en créant cet article :

chancre sur poirirer - entrée probable - dzprod Jardin - 02-05-2018
chancre sur poirirer – entrée probable – dzprod Jardin – 02-05-2018

  • La porte d’entrée du chancre au niveau des coupes de taille en dehors du repos végétatif (taille en vert), (phénomène accru si pluie, vents, pas de cicatrisants… les jours suivants la taille),
  • l’utilisation de bouillie bordelaise lors de l’éclatement des bourgeons (fructification), réduit la pression d’infestation du chancre au niveau des micro-plaies lors du réveil végétatif,
  • arrachement du pétiole des feuilles sur la branche (micro-blessure, idem : bouillie bordelaise), lors des grands vents…
  • Nettoyer les outils de coupe avec de la javel (j’utilisais de l’alcool à 95°) ; info à vérifier…

Fonte des semis

La fonte des semis est une maladie cryptogamique (3 types de champignons  : Fusarium, Phytophthora, Botrytis) qui « coupent » les jeunes plantules à la base (au niveau du collet). Une semaine ou deux après le semis et la levée, la plante présente un amincissement tubulaire. Un noircissement de la tige est ensuite observable, puis la tige est littéralement rongée : la plante se couche, puis meurt.

Cas d’observation :

  • L’année dernière dans le grand rectangle sur des lignes entières de semis d’ haricots (le paillis en décomposition et un trop gros arrosage ont certainement permis aux champignons qui se nourrissent de matières en décomposition et se propager. La propagation est aussi faciliter par l’excès d’arrosage et des températures froides de début de saison),
  • cette année sur les plants de chou kale achetés en jardinerie !

Chou Kale lot de 3 botanic® - 08-03-2018
Chou Kale lot de 3 botanic® – 08-03-2018

motte présentant la maladie de la fonte des semis - DZprod Jardin
motte présentant la maladie de la fonte des semis – DZprod Jardin

Conseil pour la production de semis home made :

  • Attendre un peu et ne pas les faire trop tôt (les températures trop froides (t°<10°c) fragilisent les plantules qui sont alors sujettes à l’attaque cryptogamique),
  • saupoudrage de cendre (assèchement des champignons), arrosage à base de purins de prèle, décoction d’ail, purins d’ortie (action fongicide),
  • aérer les tunnels de forçage ou les cloches, contenant les godets (évitant l’humidité propice au développement cryptogamique),
  • Ne pas semer trop dru dans les terrines (ou passer des terrines en godets sans trop attendre que la plantule manque de place),
  • une fois en place dans le potager, ne pas trop arroser : on évitera que la plante produise un système racinaire en surface (elle ira chercher l’eau en profondeur et sera plus autonome). Faire de bon arrosage mais arroser moins fréquemment ?
  • ne pas utiliser les terreaux de semis contaminés, ayant déjà servi l’année passée,
  • nettoyer les godets ré-utilisés en les passant dans une solution à base d’eau de javel (et en ce qui me concerne : nettoyer les serres « calipso » et notamment le bac de récupération d’eau (en vidant l’eau stagnante))…

NB : Plus une graine prend de temps pour la levée, plus est est sujette à la fonte des semis… Plus le semis est dru, plus la contamination sera facilité.

Ainsi, il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Ainsi, il faut avoir la malice, la place, l’énergie et le temps pour réaliser vos semis :

  • à 2 périodes différentes (fin mars, puis mi-Avril ou début mai),
  • à 2 endroits différents, en évitant le détrempage des semis par excès d’eau…

Enfin sachez que des actions préventives (saupoudrage de cendre de cheminée passée au tamis, arrosage avec des solutions de purins (prèle, ortie…) sont seules efficaces et que des actions curatives (une fois la maladie déclarée) n’est malheureusement pas possible : le mal est fait !

Mouche du compost : mouche de terreau ou drosophile ?

La drosophile, on connait : Facilement observable au printemps et en été lorsque l’on met un peu trop de déchets de fruits et de légumes dans le composteur… mais plus difficilement l’hiver.

Par contre, les mouches du terreau sont moins fréquentes mais tout aussi propice à se multiplier en nombre et très rapidement si les conditions optimales sont réunies…

Les mouches du terreau (image macro) ont une espérance de vie très courte (environ une semaine) donc leur souci premier est de s’accoupler et de pondre 50 à 300 œufs, à peine quelques heures après leur émergence. Les femelles, attirées par les endroits humides et riches en matière organique viennent déposer leurs minuscules œufs blanc crème (image macro) près des racines des plantes. En 6 semaines, l’œuf se transforme en larve, puis en pupe blanche à brune, et enfin en mouche. (cf lien)

J’avais construit une pile de compost très rapidement : 1m3 en une dizaine de jours en mélangeant crottin mouillé, feuille automnale et une pile de compost en maturation. Le tout mouillé à l’excès !

La constitution s’est faite un peu comme on constituerait une couche chaude (d’ailleurs elle est montée en température suffisamment pour ne pas pouvoir y tenir une main enfoncée à 30cm de fond !!! Impressionnant !)

Le délire une semaine après de voir des millions de mouche !

Vidéo du 22/01/2018 : température : +15°c !

Différentes des drosophiles, ces mouches semblent bondir comme des puces. Elles sont apparues du jour au lendemain ! Ils pondent leurs œufs sur les déchets azotés laissés à l’air libre avant d’être mis dans le composteur ou sur des fruits conservés trop longtemps à l’air libre après leur achat ou leur cueillette. Ce sont des « sciarides ».

COMMENT ÉVITER CE PHÉNOMèNE ?

  • constituer la pile de compost non pas comme une couche chaude mais peu à peu…
  • pas d’excès d’eau, moins de crottin macéré,
  • mettre une poignée de cendre par semaine (ou de potasse du commerce),
  • couvrir le dessus du composteur (carton, papier, paille, etc…)

Traitement d’hiver des arbres fruitiers : pourquoi ?

Cet article explique l’intérêt d’un traitement à base d’huile insecticide plus ou moins naturelle (comparatif entre une huile végétale « fertiligène », une huile minérale « Algoflash » (dans le but de réduire la pression des ravageurs latents (sous forme larvaire) pour les fruitiers dans les jardins de particuliers, effet insecticide) et un traitement à base de bouillie Bordelaise (sulfate de cuivre et sulfate de fer), (dans le but de réduire la pression des champignons pathogènes, effet fongicide).

On achète et  utilise (par pulvérisation) l’huile minérale dans l’espoir d’une belle production. Mais est-ce judicieux ? L’impact (faune/flore/utilisateur) est-elle à considérer ? Qu’elle est le bénéfice-risque. Faut-il concevoir que le laisser faire (Masanohu Fukuoka), favorisant la bio-diversité et l’attente d’une réponse à la pression ravageur par la nature elle-même et les auxiliaires, va être la « panacée » évidente  contemporaine.

En lisant bien les étiquettes et en prenant le temps de l’investigation, je me rends compte que rien n’est évident…

Traitement hiver fruitier - Algoflash Naturasol - DZprod Jardin
Traitement hiver fruitier – Algoflash Naturasol – DZprod Jardin

Premier abord, le packaging (clic sur l’image pour l’agrandir) donne le gage d’un produit « AB ». Pour grand nombre de néophyte « AB » c’est BIO cool !

Il est vrai qu’en une ou deux décennies, les exigences européennes en terme de production en « AB » et utilisation des produits phytopharmaceutiques, ont poussé les industriels à revoir leur packaging :

Un bon point pour Algoflash : Un mode d’emploi et une page pleine concernant les précautions d’emploi sont visibles (quoique cachés, au verso de l’autocollant détachable) au dos de l’emballage. Certes , la multiplicité des précautions d’emploi fait réfléchir sur la nécessité de l’utilisation du produit mais aussi relativiser sur le bénéfice de produire ses propres fruits, même avec un rendement médiocre.

On rappelle simplement que l’essentielle des vitamines sont présentes dans la peau des fruits. L’utilisation d’une huile insecticide pendant la période de fructification et tant que les fruits sont sur l’arbre n’est pas judicieux ! Il est alors recommandé d' »éplucher vos fruits »… une aberration !

Mon conseil : Multiplier la diversité dans votre jardin. Poser des hôtels à insectes. Traiter le moins possible. Cette préservation va assurer la réponse des coccinelles et autres auxiliaires lorsque nécessaire. Ramasser les feuilles des fruitiers évitera la propagation fongique d’une année sur l’autre. Vérifier le tuteurage et l’état général de vos arbres… Enlever les bois morts, cicatriser les plaies naturelles ou de taille. Poser des bandes de glu, des pièges à phéromones… de chez Algoflash NATURASOL, mais traiter le moins possible…

ATTENTION : Ses huiles sont des INSECTICIDES ! La nature des insecticides chimiques de synthèse, n’est pas détaillée mais bien réelle :

  • évidente chez Algoflash mais floutée : 817 g/l d’huile de vaseline (issue de la pétrochimie), on donne ici une indication en masse/volume. On parle ensuite que cela représente « 94% (m/m) », c’est à dire une indication en poids/poids. La majorité des utilisateurs (pour les jardins amateurs, donc non professionnels des traitements phyto) se laissent à conclure à la très grosse majorité d’une huile paraffine. La masse molaire de la vaseline étant grande par rapport à celle de l’insecticide le rapport (m/m) apporte confusion entre volume et masse. NB : formée essentiellement d’alcanes, de formule générale (CnH2n+2) avec C<25 de la vaseline. Or, en comparant avec quelques molécules insecticides les plus communes, on remarque qu’ils ont une masse volumique bien moindre… Conclusion si 94% (m/m) pouvait être transposée en (m/v), on aurait non pas 6% (m/m) d’autres substances insecticide – Acaricide et émulsionnable mais un taux significatif, je pense supérieur à 10%, ce qui rend l’affaire significative. On rappelle qu’en terme statistique, une donnée inférieure à 10% peut être considérée comme « négligeable ». Par contre, en chimie organique et surtout lorsque l’on parle de concentration de produits phytopharmaceutiques, un petit pourcentage peut s’avérer « signifiant ». Est-ce la une sorte de manipulation pour rassurer le consommateur (comme le préconise la directive 834/2007) (cf points 9, 22, article 12 a) g) ; article 16, article 23 2) ; concernant un règlement vieux de 11 ans !
  • Chez FERTILIGENE, l’huile végétale insecticide est à base de colza (et non issu de la pétrochimie).

La période d’emploi conseillé chez Algoflash est de trois mois supérieure à celle de Fertiligène car il appuie l’argumentaire commercial également sur l’effet anti-cochenilles (au détriment des recommandations concernant les effets néfastes sur la faune auxiliaire et la production de fruits sains… en ajoutant une « période conseillée » pendant les périodes de récolte d’août – septembre et octobre).

On regrette que sur le mode d’emploi et les conseils de l’un ou de l’autre on ne trouve pas celui de faire un traitement à base de bouillie Bordelaise (fongicide) en complément de celui à base d’huile végétale insecticide. Complémentaire mais moins nocif pour la faune et l’applicateur (quoique préjudiciable (bio-accumulation dans les sols) à la dégradation mycorhizienne et donc à la bio-disponibilité des éléments nutritifs de la patchamama !

Très bon lien : Produits de traitement en agriculture biologique, voir en page 3 « la nature, mode d’action, caractéristique, toxicologie, écotoxicologie, formulation, condition d’emploi et les perspectives réglementaires concernant l’huile telle que celle de chez Algoflash, comparée en page 4 de l’huile de colza comme celle de chez Fertiligène !

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En surfant sur le sujet, je tombe au final sur un article qui résume mes conclusions  :

Les traitements ne sont pas systématiques, soyez responsables face à ces méthodes et adaptez vos pratiques aux besoins de votre jardin. Pour ce, l’observation de vos cultures sera votre meilleur allié.

Quand vous traitez vous tuez tous les insectes (nuisibles et utiles), il est donc important de ne traiter qu’en cas de besoins car les colonies d’insectes utiles mettent plus de temps à se repeupler et vous sont indispensables à la pollinisation et à la régulation des nuisibles.

J’ajoute également que le traitement au pulvérisateur peut s’avérer néfaste si toutes les précautions d’utilisation ne sont pas respectées !!!

Dans le doute : Abstient toi !

Graisse silicone BERTHOUD – Entretien des pulvérisateurs à usage domestique

Si vous voulez conserver le bon état de marche de votre pulvérisation… pensez à en faire l’entretien ! Petits ou grand, votre pulvé nécessite un minimum d’entretien : un nettoyage à grand eau et le graissage des joints.

Suite à l’achat de mon nouveau pulvérisateur « TECNOMA, modèle PURE » qui accepte les recettes de purins, décoctions et autres préparation MAISON, je préfère être très rigoureux dans le nettoyage, l’utilisation et la mise en hivernage de mes pulvérisateurs en employant une graisse silicone spécifique du fabricant (Hozelock, Berthoud, Tecnoma : c’est la même Maison !!!)

Les professionnels, les agriculteurs et tout ceux qui utilisent des produits phytosanitaires ont reçu une formation et obtenus leur agrément obligatoire « le certificat écophyto » et connaissent les recommandations en terme d’usage et de nettoyage de leurs appareils pour le traitement pulvérisé.

Le particulier, quant à lui, est peu informé… et n’a pas reçu de formation… là, je m’éloigne du but de cet article qui est simplement le conseil d’entretien d’un pulvérisateur domestique (achat en grande surfaces et magasins spécialisé tel que botanic®)

Quand entretenir son pulvérisateur ?

  • après hivernage du pulvérisateur : graisser les joints avec la seringue silicone spéciale BERTHOUD (réf 219374) (quoique l’on utilise aussi le pulvé pour les traitements d’hiver (cf huile végétale pour les fruitiers juste avant le gonflement des bourgeons, afin d’éradiquer les larves hivernantes dans les anfractuosités de l’écorce…),
  • périodiquement suivant l’intensité de l’usage…

Entretien pulvérisateur - seringue silicone BERTHOUD - TECNOMA - DZprod Jardin - 27-01-2018
Entretien pulvérisateur – seringue silicone BERTHOUD – TECNOMA – DZprod Jardin – 27-01-2018

Le graissage des joints permet :

  • de conserver votre pulvérisateur plus longtemps (si vous le remisez l’hiver à une température supérieure à 5°c, sinon les plastiques et les joints thermo-moulés se dégradent),
  • une mise en pression optimale,
  • de faire des économies et préserver la planète (en limitant les rachats par manque d’entretien) !

En plus des joints, il faut également penser (mais cela est évident) à bien passer sous l’eau la buse, le porte-buse, le filtre de lance et l’ensemble de la pompe…